Notre programme pour Lorient
Sommaire
1. Commencer la révolution citoyenne
La commune est le premier échelon de la démocratie et de la transformation sociale. Nous voulons redonner le pouvoir aux habitant·es, garantir une transparence totale de l’action publique et faire des élu·es des mandataires responsables et contrôlables. La santé, le logement, l’école, les services publics, la culture, l’écologie, la démocratie, les transports, l’eau, la mer… sont des biens communs. Déclarer cela, c’est permettre aux citoyens d’y avoir accès et de participer pleinement aux enjeux qui sont les leurs.
À Lorient, la révolution citoyenne passe par une démocratie vivante, des services publics maîtrisés collectivement et une rupture claire avec les privilèges, l’austérité et la domination des intérêts privés.
Partager le pouvoir des élu·e·s
La démocratie ne s’arrête pas au vote. Nous défendons une transparence totale de l’action municipale, un réel contrôle citoyen sur les élu·es, et des lieux de démocratie populaire accessibles à toutes·tous. À Lorient, les décisions doivent être partagées, débattues et respectées.
- Transparence dans toutes informations de la ville de Lorient avec la mise en OPEN DATA des données municipales facilement accessible à toutes·tous
- Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils s’engagent individuellement à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10 % du corps électoral signe une pétition
- Création de maisons de la démocratie, regroupant les activités de démocratie populaire à décentraliser, rapprocher les citoyens de l’outil pour ne pas rajouter de la discrimination à l’accès
- S’engager à consulter le conseil municipal au moment du choix du parrainage des candidat·es à l’élection présidentielle
Favoriser l’intervention populaire active et permanente
Nous voulons une intervention populaire active et permanente, avec des élu·es pleinement disponibles, responsables et transparents. Cela passe par le non-cumul des mandats, la publication de l’agenda du maire, l’association directe des usager·es et habitant·es aux décisions, et des outils concrets comme le budget participatif, le RIC municipal et des commissions ouvertes. À Lorient, la démocratie se construit au quotidien, en public et avec les citoyen·ne·s.
- Non-cumul des mandats. Parce qu’être élu.e.s est un travail qui prend du temps et que Lorient mérite ce temps, aucun adjoint au maire ou conseiller délégué ne pourra avoir d’autre mandat, même dans l’opposition.
- Publication du planning du maire en temps réel.
- Mise en place d’un comité des usagers des services publics locaux donnant des avis sur l’évolution de ces services et les choix des modes de gestion.
- Développement du budget participatif
- Mise en place de RIC municipal via la maison de la démocratie. Nous mettrons en place une plateforme de pétition citoyenne. Toute initiative réunissant au moins 5 % des habitant·e·s de la commune pourra être présentée et défendue directement par des citoyen·ne·s lors d’un conseil municipal. Nous nous engageons à y répondre publiquement
- Mise en place de commissions transversales (élus, professionnels, services municipaux et citoyens)
- Diffusion intégrale des conseils municipaux sur internet, intervention citoyenne compris
- Diffusion également des plénières de commissions
- Augmenter le nombre de panneaux d’affichage libres sur la ville
Abolir les privilèges et la corruption
La confiance ne se décrète pas, elle se construit par des règles claires et contrôlables. Nous défendons une éthique stricte de l’action publique, fondée sur la transparence des décisions, des intérêts et des moyens utilisés. À Lorient, aucun privilège, aucun passe-droit, et une tolérance zéro face aux conflits d’intérêts.
- Transparence dans les critères et les attributions de services municipaux (logements sociaux, crèches, etc) avec publications, anonymisées, des informations.
- Déclaration patrimoniale des élus (maire et adjoints)
- Application des recommandations d’Anticor pour une mandature éthique
- Mise en place du référentiel de l’agence Française Anticorruption (AFA)
- Mise en place d’un registre consultable par le public de tous les rendez-vous des élu-e-s avec les représentant·es d’intérêts privés ; refuser cadeaux, gratifications, avantages en nature de toute sorte venant d’entreprises
- Dans l’attente des fins de DSP, Suppression des jetons de présence des Conseils d’administration des satellites ou en baissant les indemnités liées à la présidence de ces mêmes satellites (SEM, SPL, syndicats mixtes, etc.)
- Encadrement et transparence de l’usage des frais de réception pris en charge par les finances municipales, notamment pour empêcher qu’ils soient utilisés pour des événements uniquement destinés à la majorité ou pour un événement privé
Affronter les politiques austéritaires et se libérer de la finance
Les choix municipaux ne doivent pas être dictés par les logiques financières ou les intérêts privés. Nous assumons d’affronter les politiques austéritaires, de reprendre la maîtrise publique des services essentiels et de défendre les ressources des communes. À Lorient, l’argent public doit servir l’intérêt général, sous contrôle citoyen.
- Suppression progressive de toutes les délégations de services publics (DSP) du privé
- Refus de tout nouveau partenariat public-privé (PPP) et contrôle des PPP existants
- Exiger l’augmentation des dotations (DGF, maintien de l’autonomie fiscale, compensation à 100 % de la suppression de la taxe d’habitation…) et organiser des actions, si nécessaires, de désobéissance, coordonnées avec d’autres collectivités, pour exiger du gouvernement l’augmentation des dotations de l’État aux communes
- Installer un comité citoyen tiré au sort chargé, avec les moyens et l’accompagnement de la collectivité, de réaliser un audit de la dette communale pour dénoncer les emprunts toxiques éventuellement contractés et identifier l’action des lobbies privés
- Travailler avec des banques coopératives pour s’affranchir de la mainmise des institutions financières
2. Commencer la planification écologique
Face à l’urgence climatique et sociale, la commune doit agir de manière cohérente, planifiée et démocratique. Nous voulons engager une transformation écologique globale des politiques municipales, en associant les habitant·es aux choix, en réduisant les pollutions et les inégalités, et en protégeant le vivant. À Lorient, la planification écologique doit améliorer concrètement le quotidien, garantir l’accès aux droits et préparer le territoire aux bouleversements à venir.
L’écologie doit s’inscrire dans une dynamique démocratique, positive et régénérative. Elle doit nous permettre d’aller vers la neutralité carbone mais aussi de restaurer les écosystèmes dont nous dépendons chaque jour. Une politique et des actions citoyennes, collectives et restructurantes de notre modèle, doivent permettre d’aménager la ville, ses activités et ses services, permettre et faciliter des choix et des modes de vie moins impactants, plus sains et plus harmonieux.
Instaurer la planification écologique communale
La transition écologique doit être concrète, collective et pilotée localement. Nous voulons réduire la surconsommation, développer le réemploi, et construire avec les habitant·es un diagnostic partagé de l’impact écologique de la commune. À Lorient, les choix écologiques doivent être débattus démocratiquement et s’inscrire dans une trajectoire claire de réduction des émissions, compatible avec les engagements climatiques.
- Soutien au comptoir du réemploi comme recyclerie afin de lutter contre la surconsommation et l’obsolescence programmée
- Développer avec une coordination municipale d’une ressourcerie permettant aux lorientais de s’échanger du matériel gaufrier, perceuse, tondeuse etc)
- Développer, avec une coordination municipale et d’agglomération, une matériauthèque permettant aux habitants et entrepreneurs de l’agglo de s’échanger et d’acquérir des matériaux (isolants, revêtements de sol, gravats recyclables, etc.)
- Établir avec les habitant·es, durant la première année de mandat, un état des lieux des sources d’émission de gaz à effet de serre, des pollutions, de la production de déchets, de l’état de la biodiversité et de l’artificialisation des terres sur le territoire communal
- À partir de ce bilan, organiser un débat citoyen d’orientation écologique visant à mettre en œuvre la règle verte sur le territoire communal et intercommunal s’appuyant notamment sur les conseils citoyens, sur des réunions publiques, sur une participation en ligne
- Voter en conseil municipal une trajectoire de réduction des émissions des gaz à effet de serre compatible avec les accords de Paris pour le patrimoine et les services publics
Engager la bifurcation énergétique : sobriété et énergies renouvelables
La commune doit agir concrètement pour réduire ses consommations et développer les énergies renouvelables. En donnant l’exemple sur son patrimoine et ses contrats, Lorient peut orienter progressivement l’action publique et le soutien économique vers une trajectoire énergétique plus sobre et durable.
- Favoriser l’indépendance énergétique municipale (bâtiments à énergie positive)
- Supprimer les panneaux publicitaires lumineux jour et nuit
- Conditionner toutes les aides et soutiens au milieu économique à une neutralité carbone
- Privilégier les énergies vertes dans les contrats d’approvisionnement de la commune
Développer les services publics de transports accessibles à tous·tes
Se déplacer doit être un droit, pas un privilège. Nous défendons des transports publics gratuits, accessibles et adaptés aux besoins réels des habitant·es, construits avec les usager·es et les salarié·es. À Lorient et dans l’agglomération, le développement des transports collectifs est un levier social, écologique et d’aménagement du territoire.
- Passer les Transports public en gratuité avec intégration des usagers et des salariés dans les décisions (SCIC)
- Objectif sur 10 ans : un bus gratuit à 300 mètres du domicile, fréquence de 10 minutes, avec des correspondances pour rejoindre toute la zone urbaine : Redéploiement du réseau selon la méthode de la toile d’araignée (et la fin du réseau en étoile) , consultations dans les quartiers afin de redéfinir les tracés et l’implantation des arrêts.
- Redéployer des lignes intercommunales avec des “bus express” de manière à alléger le trafic sur Lorient
- Ouvrir un service de navettes, dans les communes rurales, entre le terminus jusqu’au domicile
- Créer des lignes de Bus de nuit, du jeudi au samedi soir de 00h à 5h (lignes réduites Circulaire + Direct ville Agglo)
- Défendre, par la mobilisation, le maintien et la réouverture des guichets, gares et lignes locales de train pour le transport de passagers et de marchandises.
- Mener, avec les collectifs citoyens et les habitant·es, des actions pour obtenir les déplafonnements du taux minimal du versement transport destiné aux collectivités
- Lancer une étude Tram / Train, projet au long cours, nécessité de commencer dès cette mandature à travailler ce chantier.
Permettre à chacun·e de moins utiliser la voiture pour se déplacer
La mobilité est un besoin essentiel du quotidien. Nous voulons des transports publics gratuits, accessibles et construits avec les usager·es et les salarié·es, pour répondre aux besoins réels des habitant·es. À Lorient et dans l’agglomération, les transports collectifs sont un outil central de justice sociale, de transition écologique et d’équilibre territorial.
- Développer le réseau de pistes cyclables et les doubles sens cyclables séparées de la circulation automobile (« vélo routes ») pour faciliter les déplacements, en privilégiant les axes de transport domicile-travail en ville et entre les villes de l’agglomération.
- Mettre en place un centre municipal de réparation de vélo en lien avec les associations existantes agissant dans ce secteur
- Proposer à chaque collégien·ne et lycéen·ne de la commune ou de l’intercommunalité la mise à disposition d’un vélo sous condition d’avoir suivi une formation sur la circulation en milieu urbain
- Sécuriser le stationnement des vélos avec l’installation d’arceau et de garage à vélo public sur l’ensemble de l’espace public et notamment à proximité des écoles, services publics, commerces
- Organiser des sessions de sensibilisation et de formation à la circulation urbaine dans les entreprises et écoles.
- Mettre en place une tolérance de circulation pour les personnels de santé
- Refuser la mise en place de ZFE (Zones à Faibles Émissions) tant que le déploiement des alternatives à la voiture pour se déplacer ne sera pas suffisant via un transport public gratuit de qualité, une augmentation des dessertes par train et un développement du réseau de vélo important.
- Réduire les déplacements en voiture de l’équipe municipale : constituer un parc municipal de vélos électriques, choisir des véhicules petits, légers et bas-carbone lors du renouvellement du parc automobile
- Adopter une tolérance zéro pour les abus de stationnement des véhicules : sécurité des piétons aux heures de pointe, entrée/sortie des écoles, passages piétons, stationnements réservés aux personnes en situation de handicap, véhicules de secours, professions médico-sociales, etc.
- Aider à la constitution d’un collectif citoyen pour militer en faveur d’une baisse du prix des TER
- Repenser et améliorer la mobilité piétonne, en sécurisant des parcours pour piétons et pour les personnes dont la mobilité est plus difficile en concertation avec les usagers (associations handicapé, etc..à développer) : réfection des trottoirs, éclairage de nuit pensé aussi en fonction de ces personnes, accès aux parcs publics, aux lieux de commerce (les halles notamment)…
- Instaurer la Gratuité des parkings souterrains (notamment pour des durées supérieures à 8 heures afin d’éviter les déplacements courts)
Anticiper les effets du changement climatique en matière de risques écologiques
Le changement climatique a déjà des effets concrets sur le quotidien. La commune doit anticiper les risques, protéger les habitant·es et adapter l’espace public. À Lorient, cela passe par plus de végétalisation, des lieux refuges accessibles à toutes·tous et des services publics capables de répondre aux épisodes climatiques extrêmes.
- Développer les îlots de fraîcheur végétaux déjà existant contre les effets des canicules et un plan de renaturation d’une partie des sols pour lutter contre les inondations et les ruissellements.
- Débétonner et végétaliser les cours d’écoles pour les transformer en « cours oasis »
- Constituer des réserves stratégiques de biens essentiels (médicaments, denrées non périssables…)
- Rafraîchir et adapter les gymnases d’écoles/la maison des associations pour permettre aux habitants de se protéger lors des canicules.
- Rendre gratuit l’accès des piscines publiques les jours de canicule.
- Ombrager les rues et les zones piétonnes avec du textile (pas de plastique)
Lutter contre l'étalement urbain et pour le retour de la nature en ville
La commune doit préserver le vivant et limiter l’artificialisation des sols. Nous voulons protéger les espaces verts existants, végétaliser durablement l’espace public et développer la biodiversité en ville. À Lorient, le végétal est un bien commun à préserver et à renforcer sur le long terme.
- Bannir la bétonisation de pleine terre.
- Sanctuariser des espaces verts urbains
- Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public fixant un objectif d’occupation végétale du sol dès la première année du mandat.
- Replanter des arbres fruitiers en milieu urbain en mélangeant les espèces régionales et les espèces adaptées à l’évolution prévisible du climat sur 30 ans
- Favoriser le développement de la biodiversité en créant des refuges LPO
- Inventorier les arbres remarquables et les protéger.
- Planter 10 000 arbres supplémentaires en ville dans le mandat, choisis dans les essences locales.
- Inciter les particuliers disposant de terrasses, balcons, fenêtres accueillant des jardinières, devant d’immeuble à végétaliser ces espaces. Créer des postes d’animateurs/animatrices (ateliers, concours…). En lien avec les pépiniéristes du pays de Lorient.
- Prendre en compte le droit de l’arbre afin de protéger les arbres du patrimoine municipal, mais aussi ceux présents chez des particuliers de la commune
Établir un droit à la nuit, au silence et à un espace libéré du consumérisme
La qualité de vie passe aussi par la maîtrise de l’espace public, du temps de travail et de l’environnement quotidien. Les nuisances visuelles, sonores et lumineuses pèsent directement sur la santé et le bien-être.
Ces mesures relèvent de la justice sociale et écologique : bannir la publicité non locale et les écrans publicitaires, limiter le travail du dimanche, engager avec les bailleurs un plan d’isolation phonique des logements et lutter contre la pollution lumineuse permet de protéger la santé, le cadre de vie et les droits des habitant·e·s.
- Bannir la publicité non locale et les écrans publicitaires de l’espace public
- Limiter le recours au travail le dimanche en limitant le recours aux « dimanche du maire »
- Conduire une mobilisation avec les bailleurs sociaux pour financer et engager un plan d’isolation phonique du parc.
- Lutter contre la pollution lumineuse : extinction hors temps d’activité – sauf cas exceptionnel – des éclairages des boutiques, magasins, bureaux, etc.
Des communes engagées pour la condition animale
La qualité de vie passe par la réduction des nuisances subies au quotidien. Nous voulons un espace public apaisé, moins soumis aux logiques commerciales, et des politiques municipales qui protègent la santé, le repos et les conditions de vie des habitant·es.
- Mettre en place un plaidoyer de l’animal et un guide de l’animal en ville.
- Favoriser l’installation de sanctuaires et d’espaces de soins pour les animaux sur le territoire de l’agglomération. S’engager pour la préservation d’espèces en soutenant les acteurs qui luttent pour leur maintien dans des espaces naturels protégés
- Refuser les cirques avec animaux et tout spectacle mettant en scène des animaux.
- Favoriser les activités de sensibilisation au respect du vivant dans les écoles et lieux d’accueil des enfants (médiation animale, observation de la faune et de la flore, cours de cuisine végétale…)
- Installation d’un centre communal des animaux,
- Tarification sociale
- Prévention et permanence pour les animaux domestiques dont les propriétaires sont en logement ou non
- Prise en charge des animaux sauvages.
- Lutte contre la prolifération des animaux liminaires en privilégiant les solutions non cruelles quand elles existent (ultrasons, stérilisations, pigeonniers, contraceptifs…)
- Information dans la ville pour les actions à mener en cas de rencontre avec un animal en difficulté (qui appeler d’urgence par exemple)
- Attribuer une délégation relative à la condition animale à un·e membre du conseil municipal
Engager la dépollution du monde
La commune doit agir face aux pollutions qui affectent la santé et l’environnement. Nous voulons limiter les activités les plus polluantes et engager des actions ciblées pour préserver le littoral et les espaces portuaires. À Lorient, la protection de l’environnement est indissociable de la protection des habitant·es.
- Interdire l’appontement des paquebots
- S’opposer à la construction de la Thalassothérapie de Larmor-Plage
- Modifier le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal en déclarant plus de “Zones Naturelles” notamment toutes celles qui ont ’accès à la mer
- Confier le maximum d’espaces naturels au Conservatoire du Littoral et les rendre inaliénables
- Établir un observatoire consultable et affichable publiquement de la qualité de l’air, des sols et de l’eau du territoire (pollution, composition, etc.)
Des cantines scolaires et solidaires 100% bio et local
La restauration collective doit garantir une alimentation saine, accessible et respectueuse de l’environnement. Nous voulons des cantines fondées sur des produits locaux, de saison et de qualité, avec des repas équilibrés et inclusifs. À Lorient, bien manger à l’école et dans les services municipaux est un enjeu de santé publique et de justice sociale.
- Maximiser la part de produits de saison et locaux dans la restauration collective pour atteindre dès que possible 100 % de produits bio ou durable et locaux
- Création d’une cantine solidaire
- Intégrer une option végétarienne pour chaque repas dans la restauration scolaire et collective ainsi que dans les événements municipaux et se fixer l’objectif de deux repas végétariens pour tou·te·s par semaine
- Bannir les produits industriels ultra-transformés de la restauration collective
Garantir le droit à l’eau
L’eau est un bien commun essentiel. La commune doit en garantir l’accès, en assurer une gestion publique et encourager des usages sobres et responsables. À Lorient, le droit à l’eau passe par des services publics accessibles, une tarification juste et une gestion tournée vers l’intérêt général.
- Établir une régie Publique de l’eau
- Rendre gratuits les premiers m3 indispensables à la vie et instaurer une tarification progressive et différenciée selon les usages (professionnels, domestiques, administratifs) et les mésusages (confort, luxe).
- Aller vers l’autosuffisance en eau grise pour les services municipaux (nettoyage des rues, l’arrosage des plantations municipales et les jardins collectifs, l’alimentation des toilettes des bâtiments publics… )
- Mettre en place un système d’alerte pour les usagers concernant une consommation excessive d’eau
- Installer des fontaines à eau potable dans l’espace public, des toilettes sèches, publiques, accessibles et adaptées à tou·te·s
- Donner accès aux douches de la piscine du Moustoir et de Bois du Château aux SDF.
La mer, un bien commun
La France dispose du 2ème territoire maritime du monde. Malheureusement, les océans sont le déversoir de pollutions de toutes sortes. L’ensemble de la chaine alimentaire marine est contaminé jusqu’à 10km sous la surface et nous revient sur les plages, dans nos assiettes, via la pluie.
De plus, les bateaux-usines pillent les fonds marins et détruisent de nombreux et précieux écosystèmes. La mer est un bien commun planétaire – comme l’eau, l’air, l’atmosphère, le climat, la biodiversité – tous sont autant de garants de la vie sur Terre et de son équilibre en tant que planète habitable.
Localement, le littoral, les ressources maritimes, la biodiversité locale, les ports, les plages, la culture maritime ou encore les transports maritimes sont aussi des biens communs. Lorient avec ses littoraux, sa Rade, ses ports et ses activités maritimes diversifiées, porte une identité forte et sont au cœur de notre projet pour la ville.
- Valoriser nos littoraux, nos ports, nos ressources maritimes et diversifier nos activités maritimes pour qu’ils profitent à tous, citoyens.nes et travailleurs.euses du secteur
- Soutenir des activités maritimes décarbonées et respectueuses de l’environnement
- Améliorer /veiller à la bonne élimination des matériels de pêche usagés ou défectueux dans le port.
- Reconnaître la Rade, poumon bleu de Lorient et des territoires outre-rades, comme notre bien commun à tous, usagers, acteurs et non-usagers
- Mettre en place un Forum des citoyens.nes et des acteurs de la Rade pour permettre une gestion durable de ses ressources et ses activités
- Développer des “classes de mer “ incluant une pratique de la voile en même temps que la connaissance du milieu marin, en lien avec les associations de défense de l’environnement, avec l’objectif que chaque enfant soit initié et sensibilisé aux questions maritimes au moins une fois au cours de sa scolarité
- Garantir les moyens de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM)
Soutenir la pêche artisanale
Les écosystèmes marins sont menacés. Chaque jour, la pêche industrielle menace de plus en plus les océans et leurs ressources. Pour permettre le renouvellement des espèces marines et ne pas prélever plus que ce que les océans peuvent fournir chaque année, nous choisissons de privilégier la pêche artisanale, et locale.
- Proposer uniquement du poisson pêché localement dans la restauration collective lorientaise
- Soutenir les projets coopératifs locaux visant à la transformation et à la distribution des produits de la mer issus de la pêche artisanale lorientaise.
- Travailler avec le port de Keroman pour ne plus accueillir des bateaux de plus de 16m, responsable de la destruction des écosystèmes marins.
Des communes productives
L’activité économique locale doit répondre aux besoins du territoire et créer des emplois utiles. La commune a un rôle à jouer pour soutenir les commerces de proximité, accompagner la création et la reprise d’entreprises, et orienter la commande publique vers l’emploi local, socialement et écologiquement responsable.
- Financer et maintenir des commerces de proximité dans l’ensemble de la ville (cellule vide centre-ville, faiblesse des zones commerciales dans les quartiers)
- Préempter des locaux commerciaux vides afin d’y installer des créateurs d’entreprises ou des jeunes TPE pour faciliter le démarrage de leurs activités
- S’engager dans la démarche « Territoire Zéro Chômeur » et créer des entreprises à but d’emplois, tout en veillant à ce qu’elles ne fassent pas doublon avec les besoins déjà couverts par des emplois de la fonction publique
- Embaucher un·e expert·e en reprise d’entreprise au niveau intercommunal pour accompagner et soutenir les salarié·es pour la reprise d’entreprises, notamment en SCOP
- Refuser le recours aux travailleurs détachés, en surveillant les clauses d’emploi et de sous-traitance des appels d’offres
- Intégrer des clauses sociales, écologiques et de production locale dans tous les marchés publics
Soutenir et développer l’agriculture biologique et locale
L’alimentation de qualité commence par une production locale soutenue et protégée. La commune et l’agglomération doivent appuyer les filières agricoles et halieutiques durables, sécuriser le foncier et favoriser les circuits courts. À Lorient, soutenir l’agriculture bio et locale, c’est agir pour la santé, l’emploi et la transition écologique.
- Mettre en place une commande publique directe de producteurs locaux (légumes, viande, poisson, fruits, lait) pour la cuisine centrale des écoles et des EHPAD
- En complémentarité, installer et financer des ’agriculteurs bio / producteurs bio / pêcheurs dans l’agglo
- Développer et soutenir la permaculture urbaine sans empiètement sur le logement.
- A l’agglomération, adhérer au dispositif Vigifoncier et contractualiser avec la Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural (SAFER) pour repérer les terres qui se libèrent et consacrer un budget d’opportunité dans le budget d’agglomération pour pouvoir réaliser les acquisitions de foncier agricole quand une occasion se présente.
Défendre le petit commerce face aux géants de la grande distribution
Les commerces de proximité sont essentiels au dynamisme des quartiers et à l’emploi local. La commune doit les défendre face à l’expansion de la grande distribution, en orientant l’urbanisme et la fiscalité vers un modèle commercial plus équilibré et respectueux du cadre de vie.
- Empêcher la construction de toute nouvelle grande surface en refusant les permis de construire et en modifiant le plan local d’urbanisme (PLU) et le schéma de cohérence territoriale (SCOT).
- Moduler la taxe foncière afin de promouvoir les commerces de proximité et défavoriser le grand commerce destructeur d’emploi et du cadre de vie ; prendre en compte l’exemplarité en matière de circuits courts quand le type d’activité le permet
- Utiliser le droit de préemption de la mairie pour favoriser les commerces indépendants
- Privilégier l’installation de commerce dans les quartiers et pas seulement en centre-ville, réaliser les aménagements qui facilitent ces installations
3. Fortifier l'entraide
Face aux inégalités et aux précarités, la commune doit être un rempart et un appui. Nous voulons renforcer les solidarités, garantir l’accès effectif aux droits et développer des services publics protecteurs, du logement à la santé, de l’école à la sûreté. À Lorient, fortifier l’entraide, c’est faire de la commune un espace de protection, de dignité et de justice sociale pour toutes·tous.
Adopter un plan communal de lutte contre la pauvreté et la précarité
La commune doit agir pour protéger les plus précaires et lutter contre toutes les formes d’exclusion. Nous voulons des politiques municipales solidaires, centrées sur l’accès aux droits, à l’alimentation, à l’énergie et au logement. À Lorient, personne ne doit être laissé de côté.
- En s’appuyant sur la cuisine centrale, mettre en place un portage de repas ou de paniers de légumes pour les gens ayant des problèmes de mobilité, ce qui favorisera la lutte contre l’isolement et le maintien des personnes à domicile.
- Prendre des arrêtés municipaux d’interdiction des coupures d’eau et d’énergies
- Garantir le droit à la domiciliation des sans-abris, avec la mise en place de boite aux lettres soit à la mairie, soit à la maison des associations ou dans les autres locaux municipaux, afin de leur faciliter l’accès au courrier
- Développer un service de bagagerie pour les personnes sans-abri ; refuser les dispositifs tournés contre elles (arrêtés anti-mendicité, mobilier anti SDF, interdiction de circuler lors des événements tels que le Festival interceltique)
- Favoriser la mise en œuvre et généraliser le logement pour sans abris par le programme « Logement d’abord »
- Mise en place d’une garantie “Zéro retraité sous le seuil de pauvreté” avec un complément de revenu pour dépasser le seuil de pauvreté.
- Proposer une simulation sur « mes-aides.gouv.fr » à tout·e nouvel·le arrivant·e dans la commune
Étendre le domaine du commun
Les services essentiels doivent relever de l’intérêt du peuple et rester sous contrôle public. Nous voulons renforcer les services publics, limiter la place du privé et garantir un accès effectif à toutes·tous. À Lorient, étendre le domaine du commun, c’est remettre les besoins collectifs au cœur de l’action municipale.
- Non-renouvellement des délégations de services publics au secteur privé (DSP) et de tous les partenariats publics privés (PPP) avec leur remplacement par des SCIC.
- Pression sur l’hôpital et sur l’opérateur du parking pour sa gratuité.
- Créer une mission d’audit citoyen des services publics pour évaluer les services publics communaux et leur accessibilité, formée d’élu·es de la majorité et de l’opposition, de citoyen·nes des conseils de quartier et de citoyen·nes tirés au sort
- Supérette municipale avec blocage des prix et en circuit court pour les produits frais.
- Limiter le recours à des cabinets de consultants hors de prix en développant l’emploi scientifique (thèses CIFRE, contrats de volontariat territorial en administration, etc.) et en recourant aux expertises publiques mises à disposition des collectivités (CEREMA, ONF, ADEME, CSTB)
- Développer les services de traduction pour l’accès aux services publics, y compris en langue des signes
- Mise en place d’une tarification sociale pour les pompes funèbres municipales
Redresser le statut des agents publics
Les services municipaux reposent sur l’engagement quotidien des agent·es de la ville. La commune doit lutter contre leur précarité, améliorer leurs conditions de travail et renforcer leur représentation dans les instances. À Lorient, respecter les agent·es municipaux·ales, c’est garantir un service public de qualité.
- Lutter contre la précarité en mettant en place des plans de titularisation, d’éradication du temps partiel subi et des négociations salariales internes
- Mettre en place les 32h pour les agents soumis à des travaux pénibles, du travail de nuit ou le dimanche
- Renforcer la représentation des salarié·es dans les instances paritaires
Garantir le droit à un logement digne
Le logement est un droit fondamental. La commune doit utiliser l’ensemble de ses leviers pour lutter contre le mal-logement, l’insalubrité et la spéculation, tout en développant des solutions d’hébergement et de logement adaptées aux situations de chacun·e. À Lorient, personne ne doit vivre sans logement digne.
- Utiliser les pouvoirs du maire pour prendre des arrêtés de réquisition de bâtiments vides et mettre en place des mesures permettant un accueil transitoire.
- Élaborer un Grand plan d’accompagnement de rénovation technique et énergétique des logements sociaux, notamment des logements construits après-guerre aujourd’hui en état d’obsolescence par manque d’investissement dans leur d’entretien
- Renforcer les contrôles de salubrité dans les logements privés ainsi que les logements sociaux par l’embauche d’inspecteurs en nombre suffisant.
- Aider au développement des associations de défense des droits et des intérêts des habitant.es
- Mettre en place un “permis de louer” pour lutter contre les marchands de sommeil et les locations AirBnB
- Geler les loyers des logements sociaux
- Engager les démarches puis saisir la.e préfet.e pour mettre en place l’encadrement des loyers en zone tendue, en suivant l’ensemble des étapes préalables requises à cette demande.
- Développer des centres d’hébergements pour les personnes ne pouvant pas accéder à des logements individuels, notamment avec des logements intergénérationnels
- Réguler la création de logements privés via un plan de densification à la place des maisons individuelles afin de lutter contre l’exode des travailleurs lorientais, y obtenir du logement social
- Créer un organisme de caution municipale pour permettre aux locataires d’accéder au parc privé
- Cibler Zéro logement social insalubre à Lorient à la fin du mandat
- Créer une brigade du mal-logement, qui ira directement au contact des habitant·e·s pour les aider dans leurs difficultés (accompagnement administratif, constats, etc.).
- Aider au développement de l’accueil intergénérationnel dans les logements sous-exploités, notamment lorsque les enfants sont partis du domicile.
- Prendre des arrêtés anti-expulsion locative sans solution de relogement et se coordonner avec les maires qui prennent ces arrêtés pour faire reconnaître leur légalité
- Développer des espaces communs de partage au plus proche des logements, bricothèque, séchoir etc
Défendre et développer le logement public et social
Le logement social doit prendre toute sa place dans la politique municipale. La commune doit en augmenter l’offre, en améliorer l’accès et garantir des attributions justes et transparentes. À Lorient, étendre le logement public et social, c’est répondre concrètement aux besoins des habitant·es et sécuriser les parcours de vie.
- Créer une foncière afin de pouvoir exercer le droit de préemption à chaque fois que cela est possible, notamment pour développer le logement social.
- Attribuer les logements sociaux de manière transparente en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal après l’élaboration d’une grille claire de critères
- Construire plus de logements publics.
- Empêcher la privatisation du logement social prévue par la loi ELAN : refuser de donner un avis conforme pour la vente de logements sociaux, augmenter les subventions des OPH en compensation du blocage des ventes, négocier des engagements « zéro vente » sur le territoire municipal de la part des entreprises sociales de l’habitat
- Exiger de l’État des financements pour atteindre 30% de logement social, soit 3000 logements sociaux supplémentaires.
- Améliorer la mobilité interne dans le parc de logements sociaux
- Créer des logements d’urgence
- Soutenir les associations de locataires du parc de logement social
Inventer une propriété non spéculative du logement
Se loger ne doit pas être un outil de spéculation. La commune doit encadrer les opérations immobilières, soutenir des formes de propriété collective et garantir un accès durable au logement. À Lorient, développer une propriété non spéculative, c’est sécuriser les parcours résidentiels et reprendre la main sur le marché immobilier.
- Définir une « charte promoteur » indiquant le prix de vente moyen maximum et la grille de prix en application, imposant des normes écologiques et d’inclusion pour toute nouvelle construction, donnant priorité d’acquisition aux demandeurs de la commune, précisant la typologie et les surfaces de logement souhaitées et des clauses anti-spéculatives
- Accompagner les projets d’habitat coopératif et participatif
- Développer l’accession aidée à la propriété en y attachant des clauses non spéculatives pour empêcher la revente à court terme et les plus-values excessives
- Utiliser tous les outils pour lutter contre les abus d’AirBnB : abaisser la limite de mise en location touristique de la résidence principale à 90 jours, fixer là où c’est possible des zones réservées aux résidences principales et définir un quota maximum de logements en location touristique
Des écoles où il fait bon apprendre
L’école publique doit garantir à chaque enfant des conditions d’apprentissage dignes, égalitaires et inclusives. La commune a un rôle central pour assurer la gratuité, améliorer le quotidien scolaire et périscolaire, et offrir des espaces sûrs, adaptés et accueillants. À Lorient, investir dans l’école publique, c’est investir dans l’égalité et l’avenir.
Pour toutes les écoles publiques, laïques et gratuites.
- Gratuité des cantines scolaires
- Allouer à tous les élèves une dotation standard de fournitures scolaires gratuites
- Mettre en place le petit déjeuner gratuit sur le temps périscolaire
- Rendre gratuit l’accueil périscolaire du matin et du soir, au moins et immédiatement pour les quotients familiaux les plus bas
- Rénover les écoles publiques pour garantir à tous les élèves de bonnes conditions d’étude (locaux isolés, accessibles, désamiantage, salles dédiées au périscolaire …)
- Scolariser et ouvrir les cantines à tous les enfants présents sur la ville de Lorient : voyageurs, Roms, de nationalité étrangère, vivant en squat, bidonvilles ou hôtels sociaux
- Veiller à ce que les effectifs par classe correspondent à une jauge permettant d’apprendre bien dans des locaux adéquats. Nous nous mobiliserons contre les fermetures d’écoles et de classes
- Mettre en place un plan “Rue école” : une rue piétonne devant chaque école de la ville, afin de sécuriser les abords des écoles et de rendre la rue aux enfants (de 8h-9h et de 16h-17h)
- Débétoniser et végétaliser les cours d’école
- Former les personnels de crèche, du périscolaire et intervenant·es sur le temps scolaire à la prévention des violences éducatives
- Développer l’accueil des enfants en situation de handicap et le soutien aux parents
- Porter une attention particulière aux travailleurs et travailleuses intervenant dans les écoles : ATSEM etc…
Faciliter l’accès aux soins, développer la prévention
La santé est un droit fondamental. La commune doit agir pour garantir un accès effectif aux soins, lutter contre les inégalités et renforcer la prévention. À Lorient, des services publics de santé accessibles et de proximité sont essentiels pour répondre aux besoins de toutes·tous.
- Installer une maison de santé municipale à tiers payant intégral
- Recruter des médecins et des spécialistes dans le centre municipal de santé
- Recruter des personnels de santé dédiés à la prévention
- Développer une équipe qui pourrait intervenir dans les écoles pour aider la détection et l’accompagnement des enfants à besoin spécifique
- Mettre en place une mutuelle communale
- Construire des programmes de logements passerelles et inclusifs ciblés pour les personnes en souffrance psychique
Prendre soin de l’enfance
La commune a un rôle essentiel pour accompagner les familles et garantir le bien-être des enfants. En développant des services publics de la petite enfance et des espaces de jeux accessibles sur tout le territoire, Lorient peut offrir à chaque enfant des conditions d’accueil et d’épanouissement équitables.
- Création de places de crèche municipale afin de cesser d’avoir recours aux berceaux privés
- Installer et moderniser des aires de jeux dans tous les parcs de ville, pas seulement au centre-ville et à la base.
- Multiplier les aires de jeux, les parcs et espaces verts, les initiatives de rues dédiées aux enfants, développer des lieux couverts pour permettre aux enfants de jouer librement l’hiver et lors des épisodes de canicule.
- Garantir l’accès gratuit ou à prix modique à un cours de musique/chant ou aux diverses activités manuelles) et de sport pour les enfants âgés de 6 à 18 ans.
- Créer une carte pour les familles monoparentales afin de faciliter l’accès aux services publics municipaux : tarification sociale, accès aux modes de garde…
- Pour tout contrat relatif à des bâtiments accueillant du public ou à l’espace public et si pertinent, prévoir la prise en compte des besoins des parents et des mesures d’accueil des enfants : des tables à langer dans les toilettes des femmes et des hommes, des toilettes pour les enfants, une accessibilité pour les poussettes ainsi que pour les fauteuils roulants et un espace de rangement.
- Créer un label “mignoned ar vugale” valorisant les lieux de loisirs et de restauration adaptés à l’accueil des enfants.
- Créer un guide municipal de l’enfance avec notamment référencement des lieux “parents-enfants”, numéros utiles, aires de jeux, lieux labellisés “mignoned ar vugale”, les lieux d’écoute, les associations de parentalité ou liées à l’enfance…
- Proposer des lieux municipaux d’accueil parents / enfants dans tous les quartiers de la commune (de type « Maison des habitants » ou au sein des antennes de quartier ou des équipements sociaux culturels). Des activités ou ateliers pères-enfants pourraient y être proposés pour qu’ils prennent confiance tout en favorisant le partage égalitaire des tâches.
- Former les professionnel·le·s de la petite enfance à la déconstruction des stéréotypes sexistes, à proposer des activités non « genrées », pour les RAM, crèches municipales, parentales et associatives.
- Revaloriser les salaires des agent·e·s exerçant dans le secteur de la petite enfance et de l’enfance
- Information des parents sur les violences intrafamiliales
Prendre soin de nos aînés et bien vieillir
Bien vieillir suppose des logements adaptés, des services publics accessibles et un cadre de vie pensé pour l’autonomie et le lien social. La commune doit agir pour lutter contre l’isolement et garantir des conditions de vie dignes à toutes les personnes âgées. À Lorient, prendre soin de nos aîné·es est une responsabilité collective.
- Mettre en place des groupes d’expression et d’action “la voix des seniors” afin de faire entendre leur voix, leurs enjeux, leurs attentes et leurs aspirations, et potentiellement les mettre en oeuvre avec les acteurs compétents
- Construire un logement intergénérationnel pour réduire l’isolement des personnes âgées et d’aider les étudiant·e·s à se loger.
- En lien avec l’hôpital public, s’il le souhaite, créer des unités de vie protégées (UVP) pour proposer des logements et des soins adaptés aux personnes âgées atteintes de troubles cognitifs importants.
- Construire des logements sociaux avec ascenseur.
- Installer des bancs publics.
- Maintenir et développer des navettes gratuites pour les personnes à mobilité réduite (PMR)
- Allonger la durée des feux piétons.
- Généraliser les balises sonores aux feux
- Mettre en place un service public de portage de repas adaptés, en lien avec la cuisine centrale.
- Ouvrir une cantine solidaire accessible à toutes et tous.
Assurer le droit à la sûreté
La sécurité doit être pensée comme un service public de proximité, fondé sur la prévention, la médiation et le respect des droits, et non sur la surveillance généralisée ou le transfert de missions mal assumé.
Cette approche repose sur une répartition claire des rôles et une présence humaine renforcée : exiger des effectifs suffisants de la police nationale, maintenir une police municipale non armée centrée sur la prévention et la médiation, renforcer les médiateur·rice·s de rue et dans les transports, lutter contre les nuisances environnementales avec une brigade verte, refuser la vidéosurveillance de masse et associer les habitant·e·s à l’évaluation du service public de sécurité.
- Exiger l’augmentation des effectifs de la police nationale et refuser le glissement de tâches vers la police municipale en cas de sous-effectif.
- Mettre en place une brigade verte de lutte contre les dépôts sauvages et de pollution.
- Maintenir la police municipale, non armée et formée à ses missions
- Supprimer le centre de surveillance et la vidéo surveillance.
- Réaffirmer le rôle de prévention et de médiation de la police municipale
- Renforcer de médiateurs de rue
- Créer une unité de prévention et de médiation nocturne dans les transports en commun de Lorient
- Demander l’expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d’identité sur le territoire communal ou intercommunal pour lutter contre le contrôle au faciès
- Évaluer la mission du service public de police de proximité (nationale et municipale) par l’envoi de questionnaire aux habitant·es
Lutter contre le trafic de stupéfiants et ses effets
La sûreté repose d’abord sur la prévention, la présence humaine et la médiation. La commune doit garantir une action publique respectueuse des droits, centrée sur la proximité, la tranquillité et la confiance avec les habitant·es. À Lorient, assurer la sûreté, c’est protéger sans discriminer et prévenir plutôt que surveiller.
- Travailler étroitement avec la police nationale judiciaire, la gendarmerie ou la douane pour démanteler les trafics de drogue
- Coordonner sous l’égide de la ville l’ensemble des acteurs : prévention, justice, sécurité, transports, logement social, jeunesse, sports, économie, etc…
- Développer des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions : tabac, drogues, alcool, jeux…
- Face aux limites de la politique de prohibition, aider les associations spécialisées et les services de santé dédié au développement de leur activité (mise à disposition de locaux, formation des agents municipaux à l’orientation, etc)
- Proposer des formations au collège et au lycée via des agents municipaux ou des associations pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation, mais aussi sur les techniques des dealers pour faire entrer les plus jeunes dans les trafics et les contraindre à y rester (corruption, menace, etc.)
- Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant les dealers ou ex-dealers vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l’argent de la drogue
- Travailler en lien avec les services de l’État pour réaffecter les biens mal acquis à des projets sociaux et inclusifs
4. Construire la nouvelle France
La commune est un levier central pour faire vivre l’égalité réelle, les libertés et l’émancipation. Nous voulons des politiques municipales qui combattent toutes les discriminations, garantissent l’accès aux droits, renforcent la culture, le sport et la solidarité, et affirment des valeurs claires de paix, de laïcité et d’accueil. À Lorient, construire la nouvelle France, c’est faire de la commune un espace de dignité, d’égalité et d’ouverture pour toutes·tous.
Combattre le racisme
La commune a un rôle actif à jouer pour faire reculer le racisme et les discriminations. Par la reconnaissance de l’histoire, la prévention, l’accompagnement des victimes et des politiques publiques exemplaires, Lorient doit garantir l’égalité réelle et le respect de toutes les personnes.
- Développer l’enseignement de la mémoire coloniale, de l’histoire de l’immigration et de celle de l’esclavage si important à Lorient
- Renommer ou mentionner avec explications les rues portant le nom de personnalités ayant participé à la colonisation ou à la traite des esclaves…
- Créer un Observatoire communal ou intercommunal des discriminations, contre le racisme, l’islamophobie et l’antisémitisme, et toutes les discriminations co-géré avec les associations et les habitant·es, doté d’un budget participatif, pouvant mettre en œuvre des actions de testing, des cafés citoyens
- Mettre en place un lieu d’accueil (éventuellement mobile) et un numéro vert, pour signalement et accompagnement des victimes du racisme et de toute discrimination, avec une permanence juridique gratuite
- Constitution du maire en partie civile lors de tout dépôt de plainte d’une victime de racisme ou de toute discrimination
- Mettre en œuvre d’un Programme d’information et de sensibilisation dans les établissements scolaires et centres de loisirs
- Cesser la chasse aux Roms : application de la loi quant à la présence d’aire de gens du voyage, interdiction des expulsions sans proposition de relogement, mise en place de campagnes mobiles de santé
- Assurer l’absence de discriminations à l’emploi dans la collectivité en mesurant les discriminations, en sensibilisant le personnel (avec une attention particulière aux ressources humaines), en menant des audits des risques structurels de discrimination et en réévaluant les processus de recrutements si nécessaire
Combattre le sexisme et les LGBTI-phobies
Les discriminations liées au genre, à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre doivent être combattues partout. La commune doit protéger, accompagner et garantir l’égalité réelle, en s’appuyant sur les services publics, les associations et la formation des agent·es. À Lorient, l’égalité et la dignité de toutes·tous sont non négociables.
- Créer un centre LGBTI avec accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle
- Créer une maison des femmes (hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences, accès aux droits, accueil de jour, informations)
- Soutenir les associations d’aide aux victimes
- Constitution du maire en partie civile lors de tout dépôt de plainte d’une victime de sexisme, ou de LGBTIphobies
- Mettre en place du congé menstruel pour les agents territoriaux
- Égaliser le salariale femme / homme dans la collectivité et avec les entreprises travaillant avec la municipalité
- Favoriser l’intervention d’associations engagées pour l’égalité dans les écoles
- Former les agent·es de la collectivité aux problématiques du sexisme, des questions LGBTI y compris sur les questions propres à l’accueil des personnes transgenres et intersexuées et des enfants des familles LGBTparentales dans les administrations pour lutter contre les stéréotypes et permettre une bonne orientation des personnes victimes
- Former le personnel de la police municipale sur les problématiques et l’accueil des personnes LGBTI (pour qu’ils connaissent les critères de discrimination liés à l’orientation sexuelle, mais aussi à l’identité de genre et à l’état de santé, et connaissent les nouveaux délais de prescription (un an) afin de bien guider les victimes ; Prêter une attention particulière à la situation des personnes trans et à leur état civil)
- Faire de l’enjeu égalitaire un critère de subvention : exercice paritaire des responsabilités, encouragement aux pratiques féminines dans des domaines où elles sont peu présentes.
- Former les professionnel·le·s de la petite enfance à la déconstruction des stéréotypes sexistes, à proposer des activités non « genrées », pour les RAM, crèches municipales, parentales et associatives.
- Inciter les clubs sportifs au recrutement de filles et de femmes et de personnes transgenres , par exemple, intégrer un critère dans l’obtention des subventions municipales.
- Valoriser la place des filles dans le sport : baptiser d’un nom de femme un gymnase/un stade, diffuser les matchs de foot féminin sur écran géant dans la ville…
- Accueillir et valoriser les compétitions sportives féminines.
- Développer des évènements sportifs intégrant la possibilité de garde des enfants et/ou des créneaux horaires avec des activités ouvertes aux enfants et leurs parents. De manière générale, inciter au développement du sport en famille.
- Organiser des sessions de formation à la prévention des violences sexistes et sexuelles à destination des associations sportives (bureau et enseignant·e·s), adossé à une bonification en termes de subvention
- Créer un point information pour les droits des femmes en matière d’égalité de salaire, d’accès aux informations sur la retraite, les congés maternité…
Construire des communes accessibles
L’accessibilité ne relève pas de l’adaptation à la marge, mais du droit à l’égalité et à l’autonomie. Une ville qui exclut une partie de ses habitant·e·s n’est pas une ville juste. Faire de Lorient une commune pleinement accessible, c’est garantir l’inclusion des personnes en situation de handicap dans l’espace public, à l’école et dans la vie quotidienne, en donnant aux services municipaux les moyens d’un accueil digne, adapté et réellement inclusif dès le plus jeune âge.
Le handicap ne se résume pas à la mobilité réduite. Cette dernière se décline de diverses façons en fonction du handicap : moteur, visuel, auditif, problématiques diverses d’ordre psychique. La France est un des pays d’Europe les moins attentifs à ces situations. Lorient s’engage pour sa part à devenir un exemple pour améliorer la vie des personnes handicapées et de leurs familles.
- Élaborer une ville 100% inclusive aux personnes à mobilité réduite en lien étroit avec les usagers et les associations.
- Avoir dans chaque administration une personne formée et dédiée à l’accueil des personnes en situation de handicap
- Favoriser l’achat de matériel adapté dans les écoles pour accueillir les enfants en situation de handicap
- Installer des jeux et du mobilier inclusifs dans les parcs et dans les écoles
- Développer, avec l’Education Nationale, des classes spécialisées pour l’accueil des enfants ayant des handicaps lourds, type classe UEMA (unité d’enseignement maternelle autisme) dans le cadre des nouveaux projets d’équipements scolaires
Faire vivre la laïcité et l’égalité
L’accessibilité est une condition de l’égalité réelle. La commune doit adapter l’espace public, les équipements et les services pour permettre à toutes les personnes, quels que soient leurs handicaps, de vivre, apprendre et se déplacer pleinement. À Lorient, une ville accessible est une ville pour toutes·tous.
- Refuser le financement des structures confessionnelles et cultuelles
- Garantir la laïcité du périscolaire en y refusant toute intervention d’associations religieuses, marchandes, ou de lobbies patronaux ou politiques
- Interdire aux élus d’assister à des cérémonies religieuses au titre de leurs fonctions ou de recevoir des titres religieux
- Mettre en place un service public laïc et gratuit des obsèques
Émanciper par la culture
La culture est un levier d’émancipation, de partage et de lien social. La commune doit garantir un accès large aux pratiques artistiques, soutenir la création et préserver une offre culturelle publique, diverse et accessible. À Lorient, la culture doit rester un bien commun, ouvert à toutes·tous.
- Appliquer les droits culturels et notamment permettre à toutes les cultures de s’exprimer (notamment les cultures discriminées : décoloniales, des quartiers, le rap, le graf, les pratiques amateurs, les langues…)
- Rééquilibrer l’utilisation des équipements culturels, des bourses, des subventions, en faveur de ces cultures discriminées
- Créer un Pass Culture pour les moins de 25 ans et précaires pour toutes les activités culturelles de la Ville et une sélection d’activités culturelles non-marchandes
- Étudier la transformation du Palais des Congrès (ou autre) comme un élément culturel central de la ville lorientaise (mise en place d’un écran géant, etc…)
- Mettre à disposition de dates de représentation au Grand théâtre pour les associations culturelles de Lorient
- Aménager une scène de concert place du Théâtre ou dans le parc Jules Ferry
- Maintenir des fonds publics, aides et subventions publiques communales allouées aux compagnies, musées et équipements culturels, afin de ne pas laisser la culture devenir une affaire privée, favoriser la diversité artistique en équilibrant les subventions entre organisations déjà installées et organisations émergentes
- Développer les lieux de répétitions gratuits pour toutes les disciplines artistiques en lien avec les structures existantes sur la ville et les maisons de quartier
- Permettre au plus grand nombre d’accéder à un enseignement et une pratique artistique au conservatoire ou à l’école de musique, danse, théâtre, ou en centre d’art en proposant notamment une politique tarifaire liée au quotient familial et en favorisant l’accessibilité aux lieux de cours et activités
- Soutenir l’ESAAB et collaborer avec ses équipes pour créer un musée des Beaux-Arts à Lorient.
- Multiplier l’utilisation d’espaces vacants pour proposer des espaces de création, de fabrique, de recherche, d’exposition, d’expression, d’universités populaires, permanents ou non
- Accueillir et soutenir les spectacles sans exploitation animale.
- Développer une iconothèque avec prêt gratuit d’œuvres d’art créées par des artistes lorientais.e.s.
Culture et langue bretonne
La langue et la culture bretonnes font partie intégrante de l’identité lorientaise. La commune doit les soutenir, les rendre visibles dans l’espace public et en garantir l’accès à toutes·tous. À Lorient, promouvoir le breton, c’est faire vivre un patrimoine culturel vivant, partagé et tourné vers l’avenir.
- Soutenir, sans mise en concurrence, le développement du Breton immersif ou bilingue dans les écoles de Lorient. Publique ou associatif, laïc et gratuit.
- Garantir des cours de breton pour adulte, en cours du soir, sur Lorient.
- Programmer des formations (formation intensive de 6 mois) d’agents municipaux au breton, en priorité au poste au contact avec le public (agent d’accueil, EHPAD, ATSEM, etc) sur la base du volontariat
- Augmenter la place de la langue bretonne dans les lieux publics : panneaux, affichage, documents officiels bilingues, logo municipal bilingue, programmation de spectacles en breton.
- Accueillir des activités en langue bretonne au sein des centres d’accueil périscolaires.
- Installer une Ti ar Vro dans tout ou partie d’un bâtiment existant (auberge de jeunesse, Palais des Congrès, Maison des associations) ou dans un équipement à construire et à aménager, afin de faire vivre la culture bretonne toute l’année, dans des conditions adaptées, et pas uniquement pendant le Festival interceltique.
- Faire du festival interceltique une fête populaire qui reflète la culture bretonne dans toute la ville plutôt qu’une foire exposition, déprivatiser le festival interceltique afin que s’y développent des activités bretonnes et populaires dans le respect des contraintes environnementales
Promouvoir le sport populaire
Le sport est un bien commun et un facteur de santé, de lien social et d’égalité. La commune doit garantir un accès large aux équipements, soutenir la pratique associative et refuser la marchandisation du sport. À Lorient, le sport doit rester populaire, accessible et au service de toutes·tous.
- Transfert la compétence “piscines” au niveau de l’agglomération afin d’en mutualiser le coût et l’accès (tarif agglo et hors agglo)
- Étudier la réfection de la piscine du bois du Château et l’effectuer
- Multiplier les équipements de sport-loisir et sport/santé en accès libre (terrains de sports, équipements d’entraînement pour toutes les générations, espace de gymnastique et activité corporelles en plein air, ou à l’abri de la pluie, skate/park de qualité, etc…)
- Signer un bail emphytéotique, avec droit d’usage, Moustoir – FCL, pas d’argent public pour une structure d’un club professionnel.
- Favoriser l’actionnariat populaire du club pro FCL via des Socios pour lutter contre la multipropriété
- Travailler avec les associations pour l’installation de garderies ludico-sportives pour favoriser la pratique sportive féminine et des jeunes parents
- Refuser le « naming » par des marques des équipements sportifs et leur privatisation
Des communes refuges pour les exilé·es
Les personnes exilé·e·s rencontrent de nombreux obstacles pour accéder à leurs droits et vivre dignement. Les communes ont un rôle essentiel à jouer dans l’accueil et l’accompagnement.
Faire de Lorient une commune refuge est une mesure de justice sociale et humaine : elle permet l’accueil des personnes migrantes, l’accès aux services municipaux, le soutien aux actions de solidarité, le renforcement de l’accès aux droits et un accompagnement vers l’autonomie, en lien avec les habitant·e·s.
- Se porter volontaire pour l’accueil de migrant·es et mettre à disposition de l’État des bâtiments pour accueillir des hébergements d’urgence pour migrant·es(ou demandeurs d’asile)
- Soutenir des actions de solidarité et activités co-construites avec les personnes migrantes et les habitants
- Mettre en place une carte d’identité municipale permettant une preuve de domiciliation et l’accès aux services municipaux et développer les parrainages républicains de personnes sans papiers
- Former les agent·es municipaux, premier·es interlocuteur·rices avec les publics, aux grands enjeux de la migration et à l’accueil et accompagnement des publics en situation de précarité
- Améliorer les dispositifs d’accès aux droits au sein des communes avec notamment le recrutement d’interprètes
- Renforcer les dispositifs d’accompagnement des personnes migrantes et d’aide à la parentalité : cours de français, soutien administratif, actions socio-éducatives, médecine préventive, etc.
Des communes engagées pour la paix
Lorient connaît le prix de la guerre et de la destruction. La commune a un rôle à jouer pour défendre la paix, les droits des peuples et la solidarité internationale. Par des positions claires et des coopérations entre territoires, Lorient peut affirmer un engagement constant pour les peuples et le droit international.
- Faire voter par le conseil municipal une motion pour défendre la paix durable à Gaza, en Cisjordanie, en Ukraine et dans tous les lieux de conflit. Ainsi que la reconnaissance de l’État palestinien, la fin de l’apartheid en Cisjordanie et du blocus à Gaza (liste non exhaustive)
- Défendre des jumelages avec des communes dans le monde pour soutenir les peuples opprimés en lutte
- Créer un réseau international de communes antifascistes face à la montée de l’extrême droite
Lutter contre la fracture numérique
Le numérique ne doit jamais être un obstacle à l’accès aux services publics. La commune doit garantir des alternatives aux démarches en ligne, accompagner les habitant·es et faire des choix technologiques transparents et émancipateurs. À Lorient, le numérique doit rester un outil au service des droits et du peuple.
- Garantir le choix entre démarches administratives physiques ou dématérialisées
- Développer les points d’accès au numérique municipaux (médiathèque) avec la mise à disposition de moyens humains, pour accompagner, former et sensibiliser tous les publics.
- Participer à un internet libre et gratuit en installant un point d’entrée dans le réseau TOR sur un serveur de la mairie.
- Développer des solutions libres, des GAFAM accessibles à tous les lorientais en partenariat avec Framasoft, Ubuntu, Kaz, ou des acteurs locaux.
- Mettre en application les principes d’audibilité, d’applicabilité et de transparence sur les algorithmes et intelligences artificielles utilisées afin que les habitant·es soient informé·es du rôle, du poids financier et de la place des algorithmes dans la gestion des prises de décisions à échelles communales et intercommunales